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Un président, pour quoi faire ?
Vendredi 10 Juillet 2009
Rien n’est plus malsain pour notre pays que l’élection du Président de la République au suffrage universel direct. Dans la Constitution de 1962: Article 6 : « Le Président de la République est élu pour sept ans ( jusqu'en 2000) au suffrage universel direct. Les modalités d’application du présent article sont fixées par une loi organique », De cette sorte de monarchie constitutionnelle instaurée par Charles de Gaulle en 1962, l’Histoire dira probablement que tous les Présidents qui ont succédé à cette fonction, ont été des usurpateurs.
Ce que Pierre Mendès-France, avec le soutien de…François Mitterrand, a vainement tenté d’éviter. Mais la guerre d’Algérie réclamait un homme fort. De Gaulle l’incarnait : il s’est alors doté de pouvoirs spéciaux (article 16) et d'une légitimité plus forte en devenant en 1962 un Président élu au suffrage universel direct, comme l'avait été Napoléon III. Inutile d’insister sur ce qu’ont été depuis les derniers septennats et quinquennats, sans compter celui en cours : un fiasco le plus souvent. En dehors de l’anomalie que constitue la concurrence entre deux légitimités de même niveau, celle-là et celle du Parlement dont le pouvoir est également issu du suffrage universel, il y a une grave distorsion politique dans le fait que peu de temps après l’élection du Président de la République, on entre en campagne pour l’élection suivante, façon pour le parti auquel il appartient, de permettre de conserver la même oligarchie au pouvoir.
On le voit avec la médiatisation excessive des hommes politiques connus, ce qui obère l’arrivée de femmes et d’hommes nouveaux, et, de façon flagrante, la présence permanente de N.Sarkozy qui occupe le terrain à la moindre occasion, à coups d’annonces, pataugeant dans des réformettes d’intérêt secondaires. Rien n’est plus malsain donc que cette dérive qui entraîne, un éloignement des vrais problèmes, par exemple celui de consulter le peuple pour combattre la crise et ses conséquences sociales. L’écran de fumée est permanent. Depuis au moins une décennie, la France est gagnée par la gangrène de la médiocrité. Aidé en cela par certains nostalgiques du pouvoir qui se laissent manipuler par un Président, petit pour sa fonction, mais grand en machiavélisme.
Alors que faire ? Une des meilleures façons serait que le prochain candidat sérieux aux présidentielles s’engage solennellement à remodifier au moins la constitution sur ce point, et revenir au mode d’élection présidentielle traditionnel. Un nouveau Président devrait démissionner dans les premiers mois s’il n’arrive pas à changer la constitution. Il faudrait de toute façon amender l’article 89 de la présente constitution qui ne permet pas au peuple ainsi méprisé, de modifier lui-même sa constitution par référendum : Art. 89 : « L’initiative de la révision de la Constitution appartient concurremment au Président de la République sur proposition du Premier ministre et aux membres du Parlement ».
Cette initiative n’appartient en fait qu’au Président de la République. On tourne en rond et l’on bafoue la démocratie, qui, chacun le sait, doit donner le pouvoir au peuple souverain et non à des oligarchies quelconques.
Mais disent les politiques, si l’on fait un sondage, on constate qu’une majorité de la population aime bien ce type d’élection, qui effectivement semble lui donner un pouvoir souverain au moins à cette occasion. A ceci près que, naïvement, il ne se rend pas compte, ce bon peuple, qu’il s’agit d’un plébiscite, qui peut s’avérer dangereux. Même Michel Roccard, - qu’on l’aime on non -sur ARTE le 3 août à 23 h 50 (la démocratie des Moi) a avoué s'être trompé pendant 40 ans sur le principe de l'élection du président de la République au suffrage universel direct. Il Le considère comme "catastrophique pour la France". Certes en tant qu’homme dit de gauche, on peut le contester, mais il n'est pas forcément nul. En tant que professionnel de la politique il doit avoir des arguments. Malheureusement il ne les a pas donnés. De toute façon un sondage ne peut être un argument politique. Mais l’habitude prévaut, et les générations actuelles ne savent pas qu’il est possible de changer ce type d'élection. Rien n’empêcherait de revenir au système précédent de l’élection du Président de la république par le Congrès (Constitution de 1946) : TITRE V – « Article 29. - Le président de la République est élu par le Parlement. Il est élu pour sept ans. Il n'est rééligible qu'une fois ». Rien ne permet de dire qu'à cause de ce retour à ce type d'élection on reviendrait aux errements de la 4 ème république.
Il suffirait de rédiger ainsi l' (article 109) : « L’initiative de la révision de la Constitution appartient concurremment au Président de la République sur proposition du Premier ministre ou d’au moins 200 membres de l’Assemblée nationale ou si elle est proposée directement par les citoyens, après pétition réunissant plus de 1 million de signatures..
La révision est définitive après avoir été approuvée par référendum ». Le peuple pourrait ainsi choisir d'y inclure le mode d'élection du président de la République.
En faisant confiance au peuple souverain, la clarification des pouvoirs serait assurée. Il faut absolument que le peuple ouvre les yeux. Donc il faut propager cette idée dès maintenant, y compris par Internet. Il en va de notre République qui perd constamment ses repères, et se laisse enfoncer dans la décrépitude : voir l’expérience de la grenouille qui se laisse ébouillanter sans réagir si l’eau dans laquelle on l’a plongée est chauffée progressivement.
Ce que Pierre Mendès-France, avec le soutien de…François Mitterrand, a vainement tenté d’éviter. Mais la guerre d’Algérie réclamait un homme fort. De Gaulle l’incarnait : il s’est alors doté de pouvoirs spéciaux (article 16) et d'une légitimité plus forte en devenant en 1962 un Président élu au suffrage universel direct, comme l'avait été Napoléon III. Inutile d’insister sur ce qu’ont été depuis les derniers septennats et quinquennats, sans compter celui en cours : un fiasco le plus souvent. En dehors de l’anomalie que constitue la concurrence entre deux légitimités de même niveau, celle-là et celle du Parlement dont le pouvoir est également issu du suffrage universel, il y a une grave distorsion politique dans le fait que peu de temps après l’élection du Président de la République, on entre en campagne pour l’élection suivante, façon pour le parti auquel il appartient, de permettre de conserver la même oligarchie au pouvoir.
On le voit avec la médiatisation excessive des hommes politiques connus, ce qui obère l’arrivée de femmes et d’hommes nouveaux, et, de façon flagrante, la présence permanente de N.Sarkozy qui occupe le terrain à la moindre occasion, à coups d’annonces, pataugeant dans des réformettes d’intérêt secondaires. Rien n’est plus malsain donc que cette dérive qui entraîne, un éloignement des vrais problèmes, par exemple celui de consulter le peuple pour combattre la crise et ses conséquences sociales. L’écran de fumée est permanent. Depuis au moins une décennie, la France est gagnée par la gangrène de la médiocrité. Aidé en cela par certains nostalgiques du pouvoir qui se laissent manipuler par un Président, petit pour sa fonction, mais grand en machiavélisme.
Alors que faire ? Une des meilleures façons serait que le prochain candidat sérieux aux présidentielles s’engage solennellement à remodifier au moins la constitution sur ce point, et revenir au mode d’élection présidentielle traditionnel. Un nouveau Président devrait démissionner dans les premiers mois s’il n’arrive pas à changer la constitution. Il faudrait de toute façon amender l’article 89 de la présente constitution qui ne permet pas au peuple ainsi méprisé, de modifier lui-même sa constitution par référendum : Art. 89 : « L’initiative de la révision de la Constitution appartient concurremment au Président de la République sur proposition du Premier ministre et aux membres du Parlement ».
Cette initiative n’appartient en fait qu’au Président de la République. On tourne en rond et l’on bafoue la démocratie, qui, chacun le sait, doit donner le pouvoir au peuple souverain et non à des oligarchies quelconques.
Mais disent les politiques, si l’on fait un sondage, on constate qu’une majorité de la population aime bien ce type d’élection, qui effectivement semble lui donner un pouvoir souverain au moins à cette occasion. A ceci près que, naïvement, il ne se rend pas compte, ce bon peuple, qu’il s’agit d’un plébiscite, qui peut s’avérer dangereux. Même Michel Roccard, - qu’on l’aime on non -sur ARTE le 3 août à 23 h 50 (la démocratie des Moi) a avoué s'être trompé pendant 40 ans sur le principe de l'élection du président de la République au suffrage universel direct. Il Le considère comme "catastrophique pour la France". Certes en tant qu’homme dit de gauche, on peut le contester, mais il n'est pas forcément nul. En tant que professionnel de la politique il doit avoir des arguments. Malheureusement il ne les a pas donnés. De toute façon un sondage ne peut être un argument politique. Mais l’habitude prévaut, et les générations actuelles ne savent pas qu’il est possible de changer ce type d'élection. Rien n’empêcherait de revenir au système précédent de l’élection du Président de la république par le Congrès (Constitution de 1946) : TITRE V – « Article 29. - Le président de la République est élu par le Parlement. Il est élu pour sept ans. Il n'est rééligible qu'une fois ». Rien ne permet de dire qu'à cause de ce retour à ce type d'élection on reviendrait aux errements de la 4 ème république.
Il suffirait de rédiger ainsi l' (article 109) : « L’initiative de la révision de la Constitution appartient concurremment au Président de la République sur proposition du Premier ministre ou d’au moins 200 membres de l’Assemblée nationale ou si elle est proposée directement par les citoyens, après pétition réunissant plus de 1 million de signatures..
La révision est définitive après avoir été approuvée par référendum ». Le peuple pourrait ainsi choisir d'y inclure le mode d'élection du président de la République.
En faisant confiance au peuple souverain, la clarification des pouvoirs serait assurée. Il faut absolument que le peuple ouvre les yeux. Donc il faut propager cette idée dès maintenant, y compris par Internet. Il en va de notre République qui perd constamment ses repères, et se laisse enfoncer dans la décrépitude : voir l’expérience de la grenouille qui se laisse ébouillanter sans réagir si l’eau dans laquelle on l’a plongée est chauffée progressivement.
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